Richard Williams

Richard Williams

Né le 19 mars 1933 à Toronto, en Ontario, il est animateur, réalisateur d’animation et producteur d’animation canadien.
Particulièrement connu pour son travail de réalisateur à l’animation dans Qui veut la peau de Roger Rabbit et pour son inachevé Le voleur et le Cordonnier. Il a aussi fait la conceptualisation des introductions animées dans les films Quoi de neuf, Pussycat? (1965) et La charge de la brigade légère (1968). Il a animé le personnage de la panthère rose dans Quand la panthère rose s’emmêle (1976).

Il commence son travail dans le domaine de l’animation à l’UPA (United Production of America) dans les années 1940, où il côtoie plusieurs artistes notables de l’âge d’or de l’animation américaine tels que Chuck Jones, Ken Harris, Milt Kahl et Art Babbitt. En 1955, il déménage en Espagne et en 1958, son film The Little Island est nommé par la British Academy of Film and Television Arts (BAFTA)

The Little Island :

En 1971, A Christmas Carol, pour lequel il fut réalisateur, remporte un Oscar du cinéma, il passe ensuite au long-métrage Raggedy Ann & Andy: A Musical Adventure (1977) (d’après les poupées créées par Johnny Gruelle), avant de travailler sur Ziggy’s Gift (1982), qui remportera un Emmy. En 1988, il est directeur de l’animation pour Qui veut la peau de Roger Rabbit, lui faisant remporter deux Oscars.

A Christmas Carol :

Raggedy Ann & Andy: A Musical Adventure (1977) :

Ziggy’s Gift (1982) :

Qui veut la peau de Roger Rabbit :

Richard Williams est aussi le réalisateur du malchanceux Le voleur et le Cordonnier, long-métrage d’animation produit à l’époque par Miramax.
Selon la version officielle, l’œuvre ayant été endommagée avant d’être totalement apte à la diffusion (plusieurs fragments égarés en Corée), le grand public n’a jamais pu profiter du film.
La version officieuse dit que le film n’ayant pas respecté le code éthique établi par les grandes majors Américaines, ces dernières auraient fait pression sur les cinémas voulant projeter ce film, sous peine de ne pas leur donner les droits de diffusion des prochains films Disney.
La Société Disney a récupéré les droits de l’œuvre, profitant au passage pour copier le design des personnages et les décors (on pense notamment à son Aladdin).

Actuellement aucun moyen de la part des dirigeants de Walt Disney Company n’a été mis en œuvre afin d’assurer une véritable restauration du film et son éventuelle diffusion. Toutefois après Roy Disney qui montra un intérêt pour le projet, c’est aujourd’hui au tour de Don Ham de laisser la porte ouverte à une éventuelle restauration (dernières nouvelles à ce sujet datant de 2006)
Des séquences de mauvaises qualité de Le voleur et le Cordonnier circulent çà et là sur le net (comme sur YouTube), ainsi qu’une version reconstituée à partir du scénarimage original connue sous le titre: The Thief and the Cobbler: Recobbled Cut tentant de reproduire l’œuvre telle que vue à l’origine par l’auteur, ceci par l’intermédiaire de tests d’animation, de rendus finaux, d’images clés et de simples dessins issus du scénarimage. (source: wikipédia)

Mais ce n’est pas tout ! Ce cher Monsieur Williams est également l’auteur du génial Techniques d’animation pour le dessin animé, l’animation 3D et le jeu vidéo (The Animator’s Survival Kit) qui est considéré par beaucoup d’apprentis comme une bible (si ce n’est LA bible) de l’animation, qu’il a écrit suite aux Masterclasses qu’il a commencé à donner à partir de 1990 tout autour du monde à des gens des studios Disney, Pixar, ILM, Dreamworks/PDI et Warner Bros.

Dans ce livre, il raconte toutes les étapes qui l’ont poussé à s’intéresser au mouvement “vrai”, au principe même du “truc magique” qui l’obsédait tant chez Ken Harris et chez tous les animateurs du Golden Age en général; on apprend et comprend sa métamorphose en temps qu’animateur depuis The Little Island jusqu’à Qui veut la peau de Roger Rabbit. On peut d’ailleurs et ainsi dire qu’il est le lien entre le Golden Age et l’animation numérique d’aujourd’hui, tant il a cherché à transmettre son savoir et sa recherche de la vie et du mouvement.
Il donne dans ce bouquin pléthore de conseils sur la façon d’animer qui sont accessibles au débutants tout en restant pertinents pour les pros; il pousse ses lecteurs à “inventer tout en restant crédibles”. En gros, un must-have si il n’est pas déjà dans votre bibliothèque, tant il y a de choses à apprendre dedans.

1 Comment

  1. oh !!! qui veut la peau de Roger Rabbit est l’un de mes dessins animés préférés!!! je ne connaissais pas ce nom et pourtant tu m’as donné envi de lire son livre!! je vais donc le mettre dans mes souhaits pour Noel!
    on voit aussi qu’il y a beaucoup d’histoires et pas forcément les plus belles derrières tous ces dessins animés, le film perdu abîmé et jamais restauré…. Par contre il faudra que tu expliques ce que fait un réalisateur dans un dessin animé car je ne voyais pas son rôle si important!!

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